SAMEDI 28 Octobre
AIN TEMOUCHENT
Lutte contre la contrebande
Arrestation à Aïn Témouchent de membres présumés d’un réseau de trafic international de véhicules (PJ)
Trois membres présumés d’un réseau spécialisé dans le trafic international de véhicules volés ont été arrêtés par les services de la sûreté de la wilaya de Aïn Témouchent et placés sous mandat de dépôt, a-t-on appris hier auprès des services de la police judiciaire.
C’est durant la nuit du mercredi 18 octobre qu’une patrouille pédestre de la sûreté de daïra d’El Amria, alertée par la présence de deux véhicules, pratiquement neufs et stationnés côte à côte, a interpellé un individu, le nommé N.Z. (44 ans), sur lequel ont été trouvés les clefs et des copies de faux documents des deux véhicules.
Ce dernier a reconnu avoir reçu un montant de 15.000 DA pour chaque automobile convoyée de Maghnia, d’où il est originaire, vers Oran. Les investigations des inspecteurs de la sûreté de daïra, épaulés par leurs collèges de la sûreté de wilaya, ont permis de mettre la main sur un deuxième convoyeur, M. K (37 ans), également originaire de Maghnia.
Une liste de huit (8) véhicules de différents modèles et marques qu’il a convoyés a été retrouvée sur lui, alors qu’un autre véhicule léger qui attendait d’être acheminé a été saisi.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les véhicules volés ont traversé la frontière ouest pour parvenir jusqu’à un certain M.M., un individu connu de la police et recherché pour des affaires similaires de trafic, a-t-on révélé.
Le troisième acolyte qui était chargé de réceptionner les véhicules à Oran, un propriétaire de café, M.H. (42 ans), a été également arrêté, selon la PJ de Ain Temouchent.
(Source:El-Moudjahid)
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SAMEDI 28 Octobre
TLEMCEN
Les malades mentaux mettent les passants dans la gêne
Les malades mentaux sont aujourd’hui dans la rue, pauvres parmi les pauvres, exclus parmi les exclus. Ce n’est plus un secret pour personne, surtout pour les bénévoles des associations venant en aide aux SDF.
Mais personne n’ose véritablement en souffler mot parce que le mal s’est banalisé à travers toutes les communes de la wilaya. En effet, à quelques encablures de la maison de la Culture Aek Alloula, de Tlemcen, un malade mental fait sa toilette tous les matins en tenue d’Adam dans l’indifférence générale du voisinage. Du côté de la grande mosquée cette fois, c’est une dame qui brave les intempéries et subit, impuissante, les coups violents des enfants de la rue. Un peu plus loin, au lieu-dit «Sidi Chaker», un autre malade mental livre sa nudité aux regards surpris des passants. Toutes ces images de malades ramènent aux souvenirs de certaines populations, l’histoire d’un aliéné qui, il y a quelques années, a agressé une jeune fille au bureau de poste à Tlemcen ou encore le drame survenu, il y a une année à Abou-Tachfine, lorsqu’un malade mental a mis fin aux jours de sa mère.
Au service psychiatrique de l’hôpital Tidjani Damerdji, de Tlemcen, on dénombre une moyenne de 80 consultations par jour de malades mentaux. Et chaque année, aux dires du médecin au service psychiatrique de l’hôpital de Tlemcen, M. Kaddour Mebarki «au moins 700 nouveaux malades sont enregistrés. Quant aux consultations faites en 2005, elles sont estimées entre 12.000 et 15.000, sur lesquelles 1.000 cas nécessitent des hospitalisations. De plus 15.000 malades mentaux font actuellement l’objet d’un suivi régulier par les 6 médecins du service psychiatrique du CHU de Tlemcen. Selon M. Mebarki, l’hérédité est la première cause de la maladie mentale. D’autres facteurs comme la consommation abusive de drogue et de stupéfiants, les dépressions provoquées par la pauvreté, la déception et la détresse psychosociale sont à la base de la perte de raison.
Pour M. Mebarki, qui est également président de l’association d’aide aux malades mentaux, ces dernières années, les conflits familiaux, le chômage, la violence scolaire et urbaine sont des facteurs déstabilisants qui fragilisent l’équilibre mental et psychique de la population et lui portent atteinte, parfois très gravement. Selon M. Mebarki, moins de 10% des sujets déprimés ont recours à un traitement médical. «Cette sous-médicalisation est due essentiellement au tabou qui entoure les maladies mentales. Rejeté par la société et parfois par sa propre famille, le malade psychiatrique a toujours été considéré comme atteint de folie incurable ou de trouble mental irréversible». Pourtant, ajoute le président de l’association d’aide aux malades mentaux de Tlemcen, la dépression est aujourd’hui parfaitement curable grâce aux formidables progrès thérapeutiques dans ce domaine. «Le traitement des états dépressifs est considéré de nos jours comme l’un des projets majeurs de la médecine moderne». Mais, à Tlemcen, certaines familles, épuisées et désespérées, ne se donnent plus la peine de ramener leurs malades au service psychiatrique de Tlemcen «à quoi bon de ramener mon frère qui souffre mentalement, à l’hôpital, pour être ensuite relâché, tout juste après», commente un membre de la famille d’un malade mental athlétique, qui ajoute « le malade mental est considéré comme un simple objet, et non comme un être humain doté d’un psychisme. Lorsque le malade mental présente un danger pour la société, il est tout simplement traité chimiquement». Les contingents de malades mentaux errant dans les rues de la ville, qui sont ramassés et ensuite déposés par les forces de l’ordre et la protection civile, au service psychiatrique de l’hôpital de Tlemcen, sont illico presto libérés, faute de moyens bien sûr. A Tlemcen, malgré le fort dévouement du personnel du service psychiatrique et les efforts fournis par les autorités sanitaires pour la prise en charge des malades, la situation reste peu reluisante et la couverture médicamenteuse des malades mentaux est très faible. Face à cette situation psychiatrique alarmante, le président de l’association d’aide aux malades mentaux, n’a qu’un seul souhait, l’augmentation de l’offre de soins par la construction de nouveaux services de psychiatrie pour améliorer les conditions difficiles des malades mentaux. Le ministre de la Santé, M. Amar Tou est ainsi plus que jamais interpellé.
(Source:Quotidien d'Oran)
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