BENI SAF
La chasse aux décharges illicites a commencé
Le constat est réel, la prolifération des décharges illicites aux portes des villes a complètement défiguré le paysage du milieu, leur «collant» même une image négative. La wilaya de Aïn Témouchent n’a cependant pas échappé à cette situation, infligée par le comportement d’insoucieux de certains riverains ou usagers, la ville de Béni Saf aussi. Et pour éradiquer ce fléau, une vaste opération de nettoiement à l’échelle départementale, initiée par le wali de Aïn Témouchent, a été lancée récemment ciblant forêts, espaces libres et entre autres les entrées de ville. La tâche implique tous les services de compétence.
A Béni Saf, l’opération coordonnée par les services des forêts a été entamée le week-end passé, nous dit-on. En première tâche, elle va consister de faire disparaître tous les déchets de toute nature entreposés ou abandonnés sur tous les lieux du domaine public (préservés ou pas). Les ordures seront déplacées vers la décharge communale et les endroits récupérés seront assainis. Certains seront même complantés après avoir été recouverts de terres végétales. Ainsi, deux forêts récréatives, Rachgoun et Camérata, situées aux deux extrémités de la commune, laissées en inexorable état par les estivants et campeurs d’un jour, ont été remises à leur bon endroit.
Les RN 10 (El-Anseur ou l’ancienne sortie vers Sidi Safi) et 22 (sortie vers Tlemcen) ont été débarrassées de leurs décharges sauvages qui se chiffreraient à plusieurs dizaines de mètres cubes d’ordures de tout genre (ménagères, béton de démolition...). Les accotements en lisière des forêts ont été aussi dégagés de leurs détritus.
Cette opération, qui se joint de nature au plan national de reboisement, s’est élargie déjà à des complantations à l’intérieur du tissu urbain. Ainsi pour les forêts comme celle de l’ex-Poudrière, Bouhmidi Nord (surplombant le centre-ville), Sidi Boucif (ou la falaise surplombant la mer) ainsi que la pinède, l’opération de boisement est en cours. L’espèce «calyptus», connu pour être un arbre à croissance rapide, est retenue au détriment du pin d’Alep. Pour d’autres espaces, d’autres espèces diversifiées sont programmées. Verdoyante, la veut-on, la «toiture» forestière devra permettre à nos espaces et forêts de retrouver ces vues tant recherchées et tant désirées.
Cependant, si dans certains endroits le résultat est visible et c’est magnifique, sur d’autres, et il faut le signaler, le travail s’avérerait souvent inutile. Les insoucieux profitent de la tombée de la nuit pour re-déposer leurs ordures. Il faudrait cependant non seulement impliquer les citoyens à plus d’égard envers leur patrimoine environnemental, les services des forêts s’attachent à bien le faire, mais il faudrait aussi sanctionner les contrevenants et immobiliser longtemps leurs engins. La police forestière s’attribue aussi de le faire, mais souvent les moyens sont insuffisants devant ces «casseurs» de la nature.
(Source:Quotidien d'Oran)
GHAZAOUET
Un pont vers le port de pêche
Des travaux viennent d’être entrepris pour l’élargissement du tracé du CW 102 sur 9 km entre la RN 98 et la station balnéaire de Sidi Youcha où il est prévu la réalisation d’un port de pêche très attendu dans la région. Ce projet d’un montant de 66.347.190,00 DA pour un tronçon et 57.599.100,00 DA pour un second tronçon devra être réalisé dans une durée de 6 à 7 mois.
D’autres travaux concernant la construction d’un pont seront bientôt entrepris par la SEROR.
Ces opérations d’amélioration et d’élargissement du CW 102 sont le prélude pour la réalisation d’une infrastructure d’envergure: un port industriel de pêche doté de toutes les dépendances dont le coût dépassera les 4 milliards 700 millions de centimes.
Il était primordial de penser à la réalisation d’une route et à l’édification d’un pont plus large et plus solide sur la route qui mène au petit hameau de Sidi Youcha qui jouit d’une grande réputation en matière de chômage.
En effet, les deux cents familles qui y habitent vivotent d’une agriculture précaire et de l’élevage de quelques poulets et ovins quand les jeunes ne se tournent pas vers l’immigration clandestine. Un tel projet peut sortir toute la région d’El-Bor, chef-lieu de commune, de la léthargie dans laquelle elle vit depuis toujours avec tous ces chantiers qui viennent de débuter et, surtout, relancer le secteur de la pêche.
(Source:Quotidien d'Oran)